Santé et vertus du Rosé

Rosé d’été, à votre santé

 

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Qu’est-ce que le Rosé ?

Fruit d’une composition à mi-chemin entre les vins rouge et blanc, sans toutefois en être le mélange, Le vin rosé se démarque depuis sa fabrication jusqu’à sa dégustation. Particulièrement apprécié en été, il s’avère plus désaltérant que le vin blanc de par sa teneur en sucre modérée. Il est en outre moins alcoolisé que les liquoreux et vins doux naturels, ce qui le rend moins calorique. Le rosé peut-il allier plaisir et santé ? Dans la continuité des recherches en matière d’œnothérapie ou médecine par le vin, ce nectar mérite une attention à part entière.

Quelle robe porter cet été ?

Le vin rosé doit sa couleur aux pigments phénoliques contenus dans la peau du raisin noir, autrement appelés anthocyanes ainsi qu’à d’autres composants relatifs aux cépages, tels que les tanins. Plus la macération sera longue, plus la robe s’assombrira ; la palette des nuances rosées s’étend à mesure de cette intensité. Rappelons d’ailleurs que les polyphénols (molécules au pouvoir antioxydant) se trouvent concentrés dans la pellicule et les pépins de raisin. Or au cours de l’étape de la vinification du rosé, seul le moût – en d’autres termes, le jus avant fermentation – est utilisé. C’est pourquoi la teneur en antioxydants est à peine plus élevée que dans le blanc (moins d’un gramme par litre), alors qu’elle atteint plusieurs grammes par litre de vin rouge. Sa concentration en resvératrol est en revanche un peu plus élevée que celle du blanc, ce qui participe à lui conférer un intérêt nutritionnel et protecteur légèrement supérieur. Il s’agit donc avant tout d’une boisson plaisir, qui doit être évidemment consommée avec modération afin que l’alcool qu’elle contient n’annihile pas les bienfaits du jus. Enfin à l’inverse des autres robes, il est préférable de consommer le rosé durant ses premières années de vie.

Il nous fait tourner la tête…

Le rosé rejoint le vin blanc dans sa propension à la fermentation, après la mise en bouteille ; une adjonction de dioxyde de soufre permet de contrer ce processus naturel, mais peut être à l’origine de désagréments liés aux sulfites. Cette intolérance se traduit notamment par des céphalées et autres troubles liés à la sphère ORL, comparables à des manifestations allergiques. Une attention particulière est de mise en cette période estivale, puisque l’absorption d’éthanol perturbe la régulation de la température corporelle. Le risque de maux de tête dû à l’insolation est alors accru en associant la consommation d’alcool à une forte chaleur ambiante. Quelle que soit sa couleur cette fois, le vin peut être une source non négligeable de pesticides. La neurotoxicité liée aux expositions directes à ces derniers étant avérée, il est préférable d’opter pour des produits issus de l’agriculture biologique.

En conclusion, il est important de connaître les divers effets de ce breuvage sur la santé, afin de profiter de sa fraîcheur en toute sécurité !

 

Sources : inra, Institut des Sciences de la Vigne et du Vin, sciences pour l’œnologie

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