Vin et Santé Tout un programme !

Vin et santé

Différents effets des vins sur l’organisme : quelle robe privilégiée pour la santé ?

Les polyphénols (molécules qui ralentissent l’oxydation des cellules et donc leur vieillissement) exercent un effet protecteur sur l’organisme. La vasodilatation induite par les antioxydants protège notamment le système cardiovasculaire, en facilitant la circulation sanguine.
Ces concentrations moléculaires diffèrent entre vin rouge et blanc, de par leurs procédés respectifs de fabrication. Aussi le vin rouge, consommé avec modération, s’avérerait meilleur pour la santé.

Le vin rouge, protecteur du cœur ?

Le resvératrol est un polyphénol reconnu pour ses vertus anti-inflammatoires. Particulièrement présent dans le grain de raisin, il se situe plus précisément dans sa peau et ses pépins, et se retrouve dans les tanins. C’est pourquoi le vin rouge, obtenu grâce à la fermentation de l’ensemble de ces éléments, contient jusqu’à dix fois plus de resvératrol que le vin blanc qui s’obtient par une filtration plus rapide du jus, avant qu’il ne macère avec les autres composants du fruit.

Une consommation régulière et modérée de vin rouge (en moyenne deux verres par jour) associée à un régime de type crétois par exemple (à base de produits méditerranéens, tels que l’huile d’olive qui contient des acides gras insaturés) participerait à une régulation du taux de cholestérol. Elle préviendrait la maladie coronarienne, qui conduit à l’infarctus du myocarde. Ces résultats ont été démontrés in vitro, par des expériences effectuées sur des cellules cardiaques. Des recherches portent sur un possible effet régulateur du vin rouge sur l’hypertension artérielle, qui constitue l’un des premiers risques d’accident vasculaire cérébral.
Les flavonoïdes, présents en quantité non négligeable dans le raisin, ralentiraient donc le développement des maladies chroniques et contribueraient à la longévité.

Particularité du vin par rapport au métabolisme

Les polyphénols se trouvent dans le raisin ; l’on pourrait en déduire que le jus possède les mêmes propriétés que le vin. Or la différence se situe au niveau de l’absorption intestinale : lors de la digestion, le passage des antioxydants dans le sang circulant est facilité par l’alcool. La flore bactérienne digestive joue également un rôle : une consommation régulière correspond à un entraînement pour l’intestin. Ce dernier va s’adapter progressivement, en assimilant plus efficacement les antioxydants tout en augmentant la population de bactéries bénéfiques.
La qualité du vin liée à son mode de fabrication est à considérer. Le vin issu de l’agriculture biologique contient moins de sulfites (qui peuvent être à l’origine d’effets indésirables tels qu’une intolérance, se manifestant par des céphalées ou d’autres désagréments liés aux allergies). Les sulfites dérivent du soufre et permettent la conservation du vin. Ils sont ajoutés en plus grande quantité dans le vin blanc pour éviter sa fermentation après mise en bouteille, à cause du sucre qu’il contient. En outre, le produit biologique contient moins de pesticides. Il est alors plus riche en polyphénols, qui protègent justement les vignes des maladies.

Le vin rouge connaît aussi ses limites

Une consommation excessive d’alcool quel qu’il soit, en plus de l’installation possible d’une dépendance, augmente le risque de cirrhose du foie et de cancers digestifs. Reste à trouver l’équilibre d’une consommation suffisante pour bénéficier des vertus du vin, sans en abuser afin d’éviter les méfaits liés à l’alcool qu’il contient. Ces informations sont donc à prendre en compte au sein d’une hygiène de vie globale.

Les recherches en phytothérapie

Dans la continuité des recherches effectuées autour du vin, il s’avère que l’effet bénéfique du raisin noir provient du pigment rouge de la vigne. Il s’agit des anthocyanes : une fois encore, leur fort pouvoir antioxydant est mis au profit de la circulation sanguine. Il contribuerait notamment à la résistance des vaisseaux sanguins. C’est pourquoi les anthocyanosides servent de base aux traitements phytothérapiques des varicosités.

En conclusion Vin
Les recherches abouties ainsi que celles en cours nous permettent d’avancer que :

  • Les polyphénols – en particulier le resvératrol – présents dans certains fruits tels que le raisin, exercent des effets positifs sur les cellules végétales et animales.

Ces effets sont renforcés par les interactions avec l’éthanol au niveau digestif ; d’où l’intérêt du vin pour le métabolisme, par rapport au jus de raisin non fermenté.

  • Du point de vue nutritionnel, le vin rouge est à préférer ; le blanc contient moins d’antioxydants, plus de sucre ainsi que de sulfites qui peuvent être mal tolérés par l’organisme.

Tous les bienfaits cités, bien qu’avérés en laboratoire, sont à prendre en considération en lien avec d’autres facteurs sanitaires (alimentation équilibrée, mode de vie adapté à une bonne santé).

  • Enfin il faut bien garder à l’esprit les risques liés à un usage immodéré d’alcool, susceptible de rendre le sujet dépendant et de favoriser l’apparition de cancers digestifs. 

Une consommation raisonnée de vin rouge peut participer à la prévention de certaines maladies, mais ne traitera pas une pathologie déjà installée.

Sources : autorités de santé européennes, facultés de sciences, Inca, Inra, Inserm, Institut de pharmacognosie et phytochimie de l’université de Lausanne, Journal of nutrition, Journal of nutritional biochemistry. Recherches en nutrition, œnologie, allergologie

Source : Institut de Recherche et d’Expérimentation Viticole et Œnologique des vins d’A.O.C. de la vallée du Rhône

http://www.institut-rhodanien.com

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